Chômage à la sortie des grandes écoles

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Chômage à la sortie des grandes écoles

Messagepar Yves55 » 07 Mar 2013, 02:59

Le problème n'est pas cantonné aux diplômés des grandes écoles. C'est l'ensemble du marché qui est bloqué...pour quelques mois probablement. En attendant, il n'y a plus qu'à créer son autoentreprise ou à faire une enième formation ou un stage. Enfin, quoique, même pour trouver un stage ça devient hyperselectif en ce moment. Trois entretiens et un cas pratique (c'est du vécu) pour un stage à peine indemnisé.
Yves55
 

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Messagepar ZE point » 07 Mar 2013, 03:00

Inquiétude pour la promotion 2009

Les salaires des jeunes diplômés sont orientés à la baisse. Selon une étude annuelle réalisée par l'école de commerce ESCP-EAP*, ses anciens étudiants sont de moins en moins bien payés. Leur rémunération à l'embauche s'élève à 44.361 euros bruts annuels pour les diplômés 2008 contre 46.571 euros en 2007 (- 4,74 %). En cause ? La diminution des postes occupés à l'étranger, et notamment dans le secteur de la finance en Angleterre, historiquement très rémunérateur. Le taux d'insertion des diplômés dans le monde du travail reste en revanche relativement stable. 94,2 % des étudiants issus de la promotion 2007 étaient en poste en janvier 2008 (dont 84 % sont en CDI) contre 93,5 % de leurs successeurs début 2009. "Une stabilisation qui s'explique par le fait que nos étudiants avaient déjà trouvé un travail avant l'été 2008", avant la crise, explique Anne Gazengel, directrice générale adjointe de l'école. "Nous sommes toutefois plus inquiets pour la promotion 2009. Avec les mois qui passent les entreprises assurent qu'elles ont de moins en moins de visibilité et préfèrent proposer à nos étudiants des stages plutôt qu'un emploi."

L'Essec voit son taux d'insertion reculer plus nettement. Les diplômés de 2007 de la Business school étaient 92 % (dont 90 % en CDI) à avoir trouvé un travail en janvier 2008 contre 84 % (85 % en CDI) pour les étudiants ayant décroché leur sésame un an plus tard. Même repli du côté de l'École Centrale Paris, l'une des meilleures grandes écoles d'ingénieurs françaises. Les centraliens de la promotion 2008 sont 63 % à être aujourd'hui en activité contre 67 % pour leurs aînés de la cuvée 2007. Les étudiants diplômés 2008 étaient deux fois plus nombreux à rechercher un emploi trois mois après leur sortie de l'École.

Alors en attendant le passage des nuages noirs de la crise certains étudiants privilégient d'autres pistes comme "approfondir leur cursus académique, tenter l'Ena, sciences Po ou encore accepter un stage à l'étranger dans le bureau new-yorkais d'une banque dans l'espoir d'intégrer le siège français", note Raphaëlle d'Oranano, étudiante à l'Essec.

Reste que le renom des grandes écoles et les diplômes décrochés resteront toujours une excellente carte de visite. Mais pour se démarquer, les cabinets de recrutement s'accordent à dire que la motivation, l'enthousiasme, le dynamisme... bref, toutes les qualités humaines feront toujours la différence.
ZE point
 

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Messagepar djero » 07 Mar 2013, 03:00

bonjour,

j'ai moi meme été diplomé novembre 2008 d'une ecole d'inG en telecom et je n'ai toujours pas trouvé d'emploi.
Ayant fait une ecole privé plus de 6000€ par an j'ai emprunté de largent et aujourd'hui je suis dans une situation délicate.
lorsque j'ai réalisé mes stages j'ai eu des bulletins de paie. pourrais-je recevoir le chomage, une aide financiere ... ???

Merci de me tenir informer car aujourd'hui c'est pas la forme !
djero
 

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Messagepar Renard » 07 Mar 2013, 03:01

Bonjour,

si tu as + de 25 ans tu peux demander le RMI. Lequel RMI ouvre droit à toute une série d'aides hallucinantes : aide au logement amélioré, couverture santé et mutuelle, transports et piscine gratuite etc. Bref, c le jackpot en attendant de trouver un taf. Ils peuvent même te proposer des aides pour rembourser ta dette et te payer des trucs genre vêtements, billets de train...je sais, j'ai profité de tout ça pendant 2 ans (la deuxième année j'avais retrouvé du boulot, mais ils continuaient à verser les prestations !).

par contre le chômage, c'est un système d'assurance. Donc pour y avoir droit il faut d'abord avoir cotisé, donc travaillé. Tu n'y a pas droit, d'après ce que tu dis, car les stagiaires ne cotisent pas ou très peu à l'assurance chômage.

Bon courage...à vue de nez je dirais que tu en as pour 6 mois avant de trouver un boulot fixe.
Renard
 

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Messagepar Autre JD E​xaspere » 07 Mar 2013, 03:01

Bonjour, j'ai lu vos messages et je voulais confirmer certains points notamment l'état de ce système totalement pourri....!!!! Et je n'exagère pas ...
1-Les stragiaires sont tres nombreux et sont utilisées comme des salariés avec un niveau d'expériences jeune diplomé pendant 4,5,6 mois... voire 1 an pour attendre la relève des stagiaires!!!
2-J'ai meme eu certains de mon école (2) qui ont du refaire leur stage ou année parce qu'il ont pas donné satisfaction à la fin du stage...(et en plus pas d'indemnités...)
3- Les statistiques des écoles sont calculés et ne refletent en aucun cas les chances de tout un chacun de trouver un emploi à la sortie...
4-De plus, il est tres rarement preciser (dans ces stats...) le type d'emploi trouver; cela arrive qe ce soit un emploi sous qualifié...
5-Et puis, je sais pas si c'est le pire ou la meilleure nouvelle: mais cela ne changera pas...car cela fait des années que cette situation est ainsi... Et là la crise fait que plus de personne en prend conscience....
6-Et puis, s'il avait que ça qui était pourri ça irait peut être...?! non?!
Autre JD E​xaspere
 

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Messagepar journalist​eM6 » 07 Mar 2013, 03:01

Bonjour,
Je suis journaliste. Je travaille le magazine Zone Interdite. Je souhaiterais entrer en contact avec des jeunes diplômés au chômage pour témoigner de leur situation actuelle face à la crise.
jeromedindar@m6.fr
merci.

J./
journalist​eM6
 

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Messagepar zazieeee » 07 Mar 2013, 03:02

Ben oui ça existe, je suis diplomé de grande école et sans taff, ni stage pour valider mon DEa de maths financières.
Mais j'ai une part de responsabilité dans ma situation du à un éloignement de ma famille et mes amis qui m'a mis mis
le moral à zero pdt mes études, du coup le stage de dernière année s'est pas passé comme je le pensais. Et puis, bon
je me rends compte à quel point je connais mal le marché du travail ! Mon grand frère a fait une ESC est est au chomage depuis un an.

Maintenant, des étudiants de grandes écoles qui sont trés compétents dans un domaine et qui ne trouvent pas ?? A mon avis c'est une question de patience avant tout, ce n'est pas honteux d'être au chomage pendant 3 mois avant de trouver le boulot qui nous convient.
zazieeee
 

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Messagepar Mamamou » 07 Mar 2013, 03:02

Bonjour,

j'ai lu avec attention l'ensemble des témoignages.
Sortant moi aussi d'un BAC +5, j'ai également connu cette vague de déprime post diplôme lorsque j'étais en recherche d'emploi.
Après 4 mois de recherche, j'ai trouvé l'emploi que je recherchai, mais avec des concessions : localisation géographique ne correspondant pas à mon premier souhait, salaire très en deçà de mes premières attentes. Après avoir longtemps conversé avec mes camarades de promotion, j'ai constaté plusieurs traits communs dans les profils toujours sans emploi :

* le besoin d'avoir un salaire proche de celui mentionné dans les magazines pour ne pas avoir "honte". Ayant à rembourser mon école, cet argument m'a longtemps bloqué, avant de réaliser que mon poste avait de nombreux avantages en nature (remboursements de frais, voiture de fonction) faisant que je m'en sortais mieux en province que des CDI en banque, ayant un salaire largement supérieur, mais devant subir le train de vie parisien (logements, transports, coût de la vie...)

* une certaine fatalité devant l'échec : l'abandon après un ou deux refus d'entreprises (car auparavant les entreprises ouvraient bien plus grandes leurs portes pour les stages) et l'envie de trouver au plus vite, au point d'accepeter des stages ne répondant pas forcément à nos attentes, plutôt que de chercher le poste nous correspondant.
On se jette sur le premier stage, histoire de faire bonne figure. Il faudrait assumer (cf zazieeee) que "3 mois avant de trouver un emploi n'est pas honteux" !

* un discours martelé par les directions pendant toute l'école vantant notre statut d" élite" --> il nous apparaît choquant de ne pas trouver immédiatement le travail idéal, avec une rémunération élevée dans un endroit sympa.

* une rivalité plutôt qu'une solidarité entre les camarades de promotion. Il y a moins de postes et plus de candidats. Mais on ne se refile pas de conseils sur comment aborder telle ou telle entreprise --> les candidats ( et moi le premier) se referment, et adoptent le comportement contraire de ce que recherchent les entreprises (ouverture, dynamisme, capacité à travailler en équipe, coopération...)

En somme, un choc des cultures pour une population qui a été conditionné par son environnement (direction des écoles, sentiment d'appartenir à une caste "intouchable" ), qui se croyait à l'abris. Cette même population a bien plus de mal à mettre les mains dans le cambouis que les jeunes qui sont habitués à "galérer" depuis leurs 18 ans.
Mamamou
 

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Messagepar Gilbert » 07 Mar 2013, 03:03

Jusqu'à présent, les jeunes diplômés des grandes écoles ont été relativement épargnés par la crise. Mais la donne pourrait changer à la rentrée.

Pour le moment, tout va bien, ou presque. Dans les grandes écoles, le placement des diplômés de la promotion 2008 se déroule sans problème majeur. Certes, la crise est là, qui fait sentir ses effets : les durées de recherche s'allongent, les CDD se multiplient, les embauches avant même la date de remise de diplômes, largement répandues ces dernières années, sont devenues plus rares. « Plusieurs grands industriels de l'aéronautique nous ont prévenus qu'ils allaient réduire sensiblement le rythme de leurs recrutements,indique Olivier Fourure, directeur général de l'ISAE (1) à Toulouse.Mais les perspectives à moyen et long termes sont telles dans nos secteurs que nous ne sommes pas inquiets. »
« Sacré coup de pouce »

Car les recruteurs n'ont pas déserté les campus, au contraire. Sur certains forums, ils étaient même plus nombreux cette année qu'en 2008. Et ils continuent de privilégier les diplômés des filières les plus cotées, considérés comme des valeurs sûres, même en temps de crise. Résultat, ce sont les profils universitaires, en particulier, qui risquent de faire les frais de la conjoncture. « Les universités, avec leur mouvement du printemps dernier, nous ont donné un sacré coup de pouce », ajoute même le directeur d'une grande business school (...)

l'article est sur le site des ECHOS
Gilbert
 

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Messagepar magamendoc​ita » 07 Mar 2013, 03:03

je pense que la plupart des grandes entreprises en ce moment, n hésitent pas à faire appel à de nombreux stagiaires qualifiés pour des contrats de césures de 6mois voire un an dans les fonctions plutot "bouchées" marketing/com.
accéder à ce type de poste en tant que JD est assez difficile même si on sort d 'une grande école !
magamendoc​ita
 

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